Life Selector
La référence du genre en prises de vue réelles : chaque décision ouvre une branche différente.
Notre verdict
Points forts
- Scènes tournées avec des acteurs réels
- Ramification réelle des décisions
- Fonctionne dans le navigateur, sans installation
- Catalogue mis à jour régulièrement
Points faibles
- Payant, au-dessus de la moyenne
- Interface de sélection chargée sur petit écran
- Exige une bonne connexion
Life Selector ne ressemble à presque aucun autre jeu pour adultes : il n'utilise pas de personnages modélisés en 3D, mais des séquences filmées avec de vrais acteurs. Le joueur y avance à la première personne, prend des décisions à intervalles réguliers, et chaque décision oriente la suite. C'est un film interactif plus qu'un jeu de simulation. Voici ce que vaut la formule à l'usage.
Life Selector, c'est quoi exactement ?
Un jeu d'aventure interactif décliné du site du même nom. Le principe tient en une boucle simple : une séquence vidéo se déroule, elle s'interrompt sur une question, vous choisissez une réponse parmi plusieurs, et la séquence suivante découle de ce choix. Vous n'incarnez pas un avatar personnalisable mais un rôle imposé par le scénario retenu au départ : chauffeur de taxi, strip-teaseur, livreur à domicile, acteur de films X. Chaque rôle correspond à un scénario distinct, avec ses propres personnages et ses propres embranchements.
La différence avec un jeu 3D est donc structurelle, pas cosmétique.
Là où un moteur 3D calcule une scène en temps réel et laisse le joueur bouger la caméra, Life Selector diffuse des vidéos préenregistrées et se contente d'enchaîner celles que vos choix appellent. Vous ne contrôlez ni le cadrage, ni le rythme à l'intérieur d'une séquence. En contrepartie, l'image est celle d'un tournage réel, ce qu'aucun moteur 3D ne parvient à égaler.
Comment se déroule une partie ?
Une session commence par le choix d'un scénario. Le jeu enchaîne ensuite les séquences, entrecoupées d'écrans de décision. Les questions posées portent sur trois registres : ce que votre personnage dit à son interlocuteur, l'orientation générale que prend la rencontre, et des détails ponctuels de mise en scène. Selon les réponses, certains personnages secondaires disparaissent du scénario, d'autres apparaissent, et la durée des scènes varie. Deux joueurs partis du même scénario n'obtiennent pas la même histoire, ce qui constitue le principal argument de rejouabilité du titre.
Le nombre de branches reste toutefois fini, et un scénario finit par se répéter au bout de plusieurs parcours.
Le rôle choisi au départ change davantage l'expérience que les décisions prises en cours de route, et c'est un point que la présentation du jeu laisse dans l'ombre. Un scénario de chauffeur de taxi enchaîne des rencontres brèves avec des personnages différents à chaque séquence ; un scénario d'acteur de films X installe au contraire un décor unique et une distribution stable, avec des séquences plus longues. Le premier format convient à une session courte, le second à une partie suivie. Prendre le temps de lire la présentation d'un scénario avant de le lancer évite donc de se retrouver dans un rythme qui ne correspond pas à ce qu'on cherchait.
Les choix qui comptent vraiment
Tous les embranchements n'ont pas le même poids, et il est utile de savoir lesquels regarder. Les décisions prises dans les premières minutes d'un scénario sont celles qui verrouillent la trajectoire : elles déterminent quels personnages resteront présents et quelles séquences deviendront accessibles. Les décisions ultérieures, elles, agissent surtout sur des détails de mise en scène et n'ouvrent pas de nouvelle branche. Un joueur qui veut explorer réellement le contenu a donc intérêt à faire varier ses premiers choix d'une partie à l'autre, plutôt qu'à changer les derniers.
C'est aussi ce qui explique la sensation de répétition après trois ou quatre parcours d'un même scénario.
Que vaut la réalisation ?
La qualité d'image est le meilleur atout du titre, et c'est logique puisqu'il s'agit de vidéo et non de rendu temps réel. Les séquences sont proposées en 360p, 480p, 720p et 1080p, le lecteur s'adaptant à la bande passante disponible. En 1080p sur une connexion confortable, le résultat est celui d'une production soignée, avec un éclairage et un montage professionnels.
Le revers est immédiat : sur une connexion lente, le jeu passe en définition basse ou se met en tampon au milieu d'une séquence, et l'illusion tombe. Life Selector est un titre qui exige une bonne connexion, plus qu'une bonne machine. Contrairement aux jeux pornos 3D qui sollicitent la carte graphique, il ne demande presque rien au processeur.
Comment y accéder, et à quel coût ?
Le jeu se lance aussi bien sur mobile que sur ordinateur, et il est possible d'y jouer gratuitement. C'est le point qui surprend le plus au regard du niveau de production affiché.
Cette gratuité a toutefois deux limites qu'il faut connaître avant de commencer. Les scènes accessibles librement sont en nombre restreint, et le parcours est entrecoupé de passages publicitaires. Ni l'une ni l'autre de ces contraintes n'empêche de se faire une idée précise du jeu, mais elles rendent l'expérience moins fluide que ne le laisserait penser la qualité des séquences elles-mêmes.
Autrement dit, la version libre est une porte d'entrée sérieuse, pas un accès complet au catalogue.
Ce qui manque : aucun outil de tri
C'est le reproche le plus fondé qu'on puisse adresser au titre, et il porte sur l'organisation plutôt que sur le contenu. Le jeu ne propose aucun moyen de trier les scénarios selon les critères qui intéressent réellement un joueur. On ne peut filtrer ni par origine ethnique, ni par nombre de scènes, ni par âge, ni par morphologie, ni selon aucun autre critère détaillé. Il faut donc parcourir les propositions une à une, ouvrir, refermer, recommencer. Sur un catalogue restreint, ce serait anecdotique ; sur un catalogue étendu, cela devient une vraie perte de temps.
Le contenu, lui, n'est pas en cause. C'est l'accès au contenu qui pèche.
Faut-il l'essayer ?
Oui, si l'image filmée compte plus pour vous que la liberté de mouvement. Life Selector fait très bien une chose que les moteurs 3D ne savent pas faire, et la formule du film interactif est assumée de bout en bout, sans faux-semblant de simulation.
Non, si vous cherchez à personnaliser un avatar, à contrôler une caméra ou à obtenir un accès sans interruption publicitaire. Sur ces besoins, un jeu 3D classique répondra mieux.
Captures






Questions fréquentes
Life Selector est-il gratuit ?
Il est possible d'y jouer gratuitement, sur mobile comme sur ordinateur. Les scènes accessibles librement restent toutefois limitées en nombre, et des passages publicitaires s'intercalent pendant la partie.
Les personnages sont-ils en 3D ?
Non, et c'est la caractéristique centrale du titre. Toutes les séquences sont des vidéos tournées avec des acteurs réels, ce qui exclut la personnalisation d'avatar mais garantit un rendu qu'aucun moteur 3D n'atteint.
En quelle qualité vidéo les scènes sont-elles proposées ?
En 360p, 480p, 720p et 1080p selon la scène et la bande passante disponible. Une bonne connexion est nécessaire pour profiter des définitions les plus élevées.
Peut-on filtrer les scénarios ?
Non. C'est la principale faiblesse du jeu : aucun tri n'est possible par origine, nombre de scènes, âge ou morphologie, ce qui oblige à parcourir le catalogue manuellement.
Sur quels appareils fonctionne-t-il ?
Sur mobile et sur ordinateur. La qualité de la connexion compte davantage que la puissance de l'appareil, puisque le jeu diffuse de la vidéo plutôt que de calculer une image en temps réel.
Quelle note Life Selector obtient-il ?
Life Selector obtient 8.2 sur 10, calculé à partir de quatre critères pondérés : graphismes 7.4, gameplay 8.2, contenu 9.0, ergonomie 7.6.
Sur quelles plateformes fonctionne Life Selector ?
Life Selector fonctionne sur PC · Mac · Navigateur.
Life Selector est-il compatible avec un casque VR ?
Non, Life Selector ne propose pas de mode réalité virtuelle.